A Life at the Movies

A Life at the Movies

Un blog anecdotique sur le cinéma et les séries tv mais aussi d'autres sujets tels que les livres et la musique

Publié le par Morgane L.
Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #cinéma d'auteur, #le septième continent, #voyages, #Berlin, #rupture, #musique

Hier, mardi 30 avril 2013, j'ai assisté à la première projection organisée par le Le Septième Continent, collectif de jeunes talents aspirant à donner vie à un cinéma différent, libre, à une nouvelle génération. Ensemble, ils ont la vocation d'encourager les jeunes talents, la création et de les soutenir dans leur démarche.

La projection, parrainée par Rebecca Zlotowski, a démarré avec un court-métrage d'environ 30min, présenté par Arthur Dreyfus, sur l'état d'esprit d'un jeune acteur qui se cherche. On le suit dans sa réflexion sur ses inspirations et ses aspirations. 

Suite à cela, Berlin Telegram, un long-métrage de la jeune Leila Albayaty a été projeté.

 

Synopsis:

Leila est chanteuse et vit à Bruxelles. Lorsqu' Antoine la quitte pour une autre, elle décide de tout plaquer pour s'installer à Berlin. Avant de claquer définitivement la porte de son appartement, elle se film un instant devant le miroir et se fait une promesse : un jour, pour se venger, elle enverra à Antoine les images de sa nouvelle vie...

 

Dans ce récit autobiographique raconté par l'héroïne, on suit l'aventure de cette jeune femme qui tente tant bien que mal de surmonter une rupture douloureuse. Emprunt de mélancolie, le film nous emmène de Bruxelles à Berlin en passant par le Caire, dans un univers musical romantique et imprégné de tristesse porté par la voix (très douce) de notre narratrice qui s'adresse tantôt à son amant perdu, tantôt indirectement au public qui l'accompagne. De rencontres en prises de conscience, Leila fait progressivement, à sa manière, son deuil de cet amant indigne et se reconstruit avec la musique, sa passion, son métier...

 

"Leila, c'est moi. C'est elle que j'interprète, et c'est mon vrai prénom. Je m'inspire de ma propre histoire, pour mieux la comprendre, me la réapproprier, l'accepter. Réécrire et rejouer ma propre vie, c'est également une manière de la réinventer, de la déjouer, d'en tirer les fils."

 

Ce premier film nous emmène, avec quelques longueurs dans un univers très personnel, porté par beaucoup de douceur et des images en accord total avec l'ambiance du film. La manière de filmer, habile et subtile, pose l'atmosphère et s'accorde totalement avec l'histoire. Le film est abouti, sensible, et nous laisse avec un drôle de sentiment à la fin. Quelque chose d'indéfinissable, comme l'impression de quitter une amie ou d'avoir passé la dernière heure dans l'antichambre d'une intimité à laquelle on n'aurait pas du accéder...invités clandestins dans une aventure dans laquelle on s'est laissés embarquer malgré nous mais consentants. Leila nous fait voyager pendant 1h20, nous emmène dans un échange pluriculturel où le français, l'anglais, l'allemand et l'arabe s'entremêlent habilement aux mélodies composées par la réalisatrice.

Une belle "rencontre cinématographique", ce film tourne dans les festivals internationaux et le Septième Continent lui a donné la chance d'arriver en France.

 

"La musique est une façon de traverser le monde, de rencontrer d'autres cultures : par la musique, l'échange, l'entente, la connaissance sont beaucoup plus rapides. La musique permet de ne pas être dans le voyage comme un touriste, mais de favoriser de véritables rencontres. Les gens me parlent de leur vie."

 

Quelques anecdotes:

  • Leila Albayatty n'a utilisé que des personnages qui existent dans sa vie (ou qui y sont passés) d'ailleurs on constate au générique que les personnages ont les prénoms des acteurs qui les interprètent.
  • Les parents de la réalisatrice apparaissent dans le film

 

"Ce que cette femme croyait le plus important pour elle ne l'est pas en réalité. Elle surmonte une histoire qu'elle une fin, mais s'ouvre à nouveau peu à peu à tous les possibles, à les rêves." L.A.

Le Septième Continent

"Berlin Telegram est surtout un film de rencontres. Ici, tous les personnages font ou ont fait partie de ma vie, de près ou de loin. Ils jouent leurs propres rôles, ce qu'ils ont été, ce qu'ils voudraient être, ou ce j'ai imaginé les voir faire ou dire." L.A.

Le Septième Continent

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